Je viens d'apprendre que tu m'avais mis dans la liste des sales gosses et que, par conséquent, à Noël pour moi c'est walou, niet, nada keutchi. Je vais donc justifier ce que tu inscris comme mauvaises actions dans ta liste sans avoir eu tout le tenant de l'histoire.
Comme tu le sais, au mois de janvier, je me suis battu avec un tesson de bouteille et, celui que nous nommerons mon agresseur a fini à l'hôpital. Je peux justifier cette bagarre qui je l'avoue a dégénéré à l'insu de mon plein gré. Bref, j'étais donc dans un bar avec un ami et à ce moment, un client - mon agresseur - a renversé ma bière que l'on venait de me servir. Tu me connais, j'ai d'abord, tout en diplomatie, essayé de régler le problème en gentleman en lui demandant de me rembourser ce verre honteusement gâché. Bien entendu, il n'a rien voulu savoir. J'ai donc laissé courir, j'ai recommandé une bière et ce qui parassait être un "incident" se reproduit. La moutarde a commencé à me monter au nez et je l'ai empoigné. Nicolas m'a à ce moment retenu et m'a empêché de le remettre à sa place. Cependant, ayant travaillé toute la journée et mes mains n'étant pas très propre, je lui avais sali sa belle chemise toute neuve. Il demande donc à ce que je paye la note du teinturier. Je lui répond que je la payerai seulement et seulement s'il me remboursait mes bières. Son refus a été catégorique et, ce fut à son tour de m'empoigner faisant par la même occasion tomber la bière de mon collègue sur mon super téléphone portable. Il n'en fallu pas plus pour que je m'énerve réellement et que la rixe prenne un autre tournant. Vu qu'il n'était pas tout seul, il fallait s'imposer en force. J'ai donc décidé de l'impressionner avec un tesson de bouteille et c'est là que tout a basculé. Un de ses collègues l'a poussé sur moi et voilà.
En ce qui concerne l'incident des garages des détails importants ont été oubliés. Oui bon je me suis retrouvé, dans une cave avec plusieurs jeunes filles dont je suis accusé d'avoir abusé. Première précision, je ne les ai pas abusé elles étaient consentantes. Ayant tous été enfermés dans ce lieu clos par je ne sais qui, durant plusieurs heures, elles on cru que la mort allait les saisir et vu leurs jeunes âges, elles ont eu peur de mourir vierge. C'est donc avec une grande générosité que j'ai accepté de m'offrir à elle. C'est un pur hasard si par la suite, la clé est apparue dans un manteau oublié dans un coin de la pièce.
Bon pour le double meurtre des voisins du 2e, une fois encore la justification est nécessaire. J'ai 4 gosses aujourd'hui à cause de l'incident des garages. Oui, je suis contre l'avortement. Le premier soir où je peux enfin essayer de dormir, après des semaines sans sommeil du fait que je m'en occupe toutes les nuits pendant que leurs mères travaillent, les voisins du dessus se mettent à faire du bruit. Je monte donc les calmer mais ils ne voulaient rien entendre. J'ai donc essayé de régler ça. C'est pas ma faute si leurs colonnes vertébrales étaient fragiles !
Voilà tu sais tout vieil homme. J'espère qu'en prenant compte de mes explications tu me jugeras moins sévèrement et que je pourrais avoir mon iPhone, un ticket de loto gagnant et un billet pour faire un tour du monde. Merci d'avance.
C'est un 28 juin 1491, aux alentours de 6h43, sous les doux rayons d'un soleil naissant et réveillant le monde, dans un modeste palais à Greenwich, que naquit Henri VIII. Famille nombreuse, famille heureuse, c'est le bonheur, on a du coeur quand on est frère et soeur... Hum... Donc Henri Miette, oui, il sera surnommé comme ça toute son enfance. Je le sais j'étais là. J'en étais où... à oui Henri Miette. Il est le 3e enfant de la Familia Englaterra et deuxième dans la succession pour devenir le Parrain.
Un jour (14 novembre 1501), le vieux Parrain décide de faire alliance avec la puissante famille Di Espana, afin de pouvoir mieux maîtriser le marché de la drogue et du jeux, et les 2 familles organisent le mariage de l'aîné Englaterra avec la fille Di Espana, la jolie Caterina l'estragon, tout juste en âge de l'émancipation sexuelle. Pour son surnom ? faites moi un peu confiance à la fin, si je vous le dis c'est que c'est vrai. Je vais finir par perdre le fil de l'histoire avec toute vos questions. Arturio, plus jeune qu'Henrimiette, il a 15 ans, part pour se marier dans le village de Corleone où il doit être présenté à sa future. Malheureusement, il lui arrive "un accident" et meurt quelques jours après dans le palais. L'alliance étant plus qu'importante, le père se reporte sur Henrimiette pour le mariage. Ils se fiancent donc 14 mois après la mort du frère et se marièrent en 1509 juste après qu'Henriette soit devenu reine... heu... roi.
Dès qu'il fut roi, les deux anciens Conciliare furent accusés de trahison et mis à mort. Leur impopularité était de mise, le racket des commerces était abusif.
L'Eglise prend le pouvoir l'année suivante pendant que le Parrain Don Henri est entraîné dans une guerre des gang contre la famille Francisca. A cause du jeu des mariages, il passe pas loin du divorce. 5 ans plus tard, enfin une naissance dans son couple qui soit valable. Le congélateur contenant déjà 4 enfants, il n'avait pas vraiment le choix.
Le nouveau Conciliare, l'évèque Thomas Wolsey et le Parrain décident de s'émanciper du joug de l'Eglise de Rome en 1521. En 1527, les rapports avec le famille Di Espana sont devenus lamentable, le Parrain de la famille Francisca, Charles Quint, n'a pas voulu épouser sa fille (Marie), Caterina l'estragon est malade et n'a donné plus que des naissances d'enfants morts-nés. Voulant mettre un temre à tout ça, mais souhaitant aussi un successeur, Henriette décide de sortir avec la dame d'honneur de Caterina : Anne Boleyn. Ils demandent le divorce mais on leur refuse. Du coup, l'unique héritière est désormais Marie. Henriette écrit donc un communiqué de presse pour expliquer le schisme avec l'Eglise. Du coup, il épouse Anne et se met Rome à dos.
Encore une fois que des morts d'enfants. Il se sépare donc de sa nouvelle femme en lui séparant la tête du corps. Pour faire passer la pilule à la vue de l'opinion publique, il dit qu'elle l'a trompé, qu'elle faisait un complot et qu'elle avait couché avec son propre frère. Le baratin habituel pour justifier le meurtre, rien de plus.
Bref nouveau mariage, un seul héritier mâle, Edwardo Six. Henriette se blesse à la jambe lors d'une partie de polo, c'était les championnats du critérium régional de la coupe des nations, et sa carrière de joueurs pro s'arrête, il n'est plus capable de monter à cheval. Il devient aigri, obèse (300 livres), et probablement impuissant.
Il fait assassiner tous ses ennemis : Henry Pole, le baron Montagu, dit Henri le Hachoir, Marguerite de Salisbury, dit l'empoisonneuse, Henry Courtenay, dit Henry 2 poings. En 1539, il achète un terrain vague et y construit un nouveau palais. Son cadeau à lui-même pour sa 30e année de règne et pour un travail bien fait.
Remariage pour Rillettes, c'est le 4e avec Anne de Clèves, la fille d'un chef protestant. Pardon, la fille d'un chef de Triade. Mais sûrement parce que Bordeaux Chesnel n'arrivait plus à se servir de son engin à ce moment, oui les drogues rendent impuissants à hautes doses, il la répudie au bout de 6 mois. Heureusement qu'il était le Parrain et que c'était la plupart du temps des enfants morts-nés parce que les pensions alimentaires à ce stade...
1542, la cinquième épouse, Catherine Howard, décapité parce qu'elle avait trompé Henri le Cornu. Les photos des vacances de Catherine avec son amant qui furent publié dans le magazine Public y sont pour beaucoup. On rajoute à ça le surnom que lui donne alors le peuple, le Cerf Henri (plus tard une marque naîtra d'une déformation dû au temps et de son surnom, Ferrari). L'année suivante, il épouse Catherine Parr sa sixième épouse. Comme quoi, même le Parrain ne comprend pas vite la leçon, pour ne pas dire pas du tout.
Et puis 5 ans après, Henri le Bleu meurt. Un peu comme tout le monde en fait. Bon lui c'est d'un diabète de type 2 mais la finalité est la même.
Voilà, fin de l'histoire. L'origine d'un conte fée ? Oui et alors ? Mon histoire est pas féerique ? Hé ho, j'avais prévenu que ce serait tiré de la réalité. La vie n'est pas un long fleuve tranquille. Oui c'est bien un conte. Le conte n'est pas de fée (non, le comte n'a pas des doigts de fée et j'ai encore moins fait les comptes), mais Barbe Bleue ça vous parle ? "Ahhhhhhh, oui je connais" vous n'aviez pas fait le parallèle encore ? Je pensais que vous devineriez qu'il avait une barbe.
Premier problème quand on dort peu et n'importe où, c'est celui de la toilette. Je remercie, pour le coup, mac do, pour m'avoir sympathiquement laissé transformer les toilettes en salle de bain. Se laver les cheveux avec un robinet à détecteur, je m'en souviendrais d'ailleurs. Bref, le temps d'émerger, de m'énerver sur le robinet et de me poser un peu, il était l'heure de retrouver lipstickjewel et toujoursalouest. La guitare sur l'épaule, ou, devrais-je dire l'arbre mort, nous avons donc décidé d'aller manger un bout. On est en Alsace, pourquoi ne pas aller dans une pizzeria ? Une fois à table la commande, mon premier repas depuis le midi de la veille. Autant dire que je l'ai englouti c'était une flem...Fl... une sorte de pizza à la crème, le truc Alsacien.
Grande discussion sympathique sur tout, puis waltercolor est partie chanter à la chorale et remplacée par Paje. La journée est passée très rapidement.
Fin de journée avec un dîner en compagnie de PtiteNoli et de Aldarone. Je reviens donc en ayant rencontré une bonne équipe bien sympathique. Et ce soir, j'ai un lieu où dormir et ça, ça change tout.
Journal de bord du capitaine Képala. Premier jour. Le navire s'est échoué dans le nord-est de la France. La moitié des marins sont morts et l'autre subsiste comme elle peut... Oui, bon, ça va, je vais raconter la véritable histoire, on se calme. Commençons donc par le début, le train.
Je m'installe, c'est parti pour 2h et quelques de trajet. Heureusement, j'ai un voisin jeune, et sympathique et on commence à échanger. On parle musique, informatique, aucune discussion vraiment prenante, ce qui n'empêche pas le tout d'être agréable. Puis, arrivée à la gare, les amis qui sont sensés venir le chercher sont en retard. Je me propose donc de lui tenir compagnie le temps qu'ils arrivent et, nous nous dirigeons vers un bar. Le temps passe et, au bout d'une heure ses amis débarquent. Il n'avait pas l'air commode, je les laisse s'en aller, sans me poser la question de savoir si je peux dormir chez eux, la réponse est évidemment négative.
Ville inconnue, seul, le froid qui m'enveloppe et aucune idée de là où je vais pouvoir passer la nuit. Je commence donc par me balader tranquillement sur l'avenue, le coeur ouvert à l'inconnu, j'avais envie de dire bonjour à... heu... désolé, je m'égare. Après 1h d'errance, je me met en quête d'un endroit où dormir en commençant par les hôtels. Saleté de marché de noël, sa renommée est si grande qu'ils sont tous complets. Je reviens plus ou moins sur mes pas pour retourner à la gare afin de pouvoir, quitte à ce que ce ne soit pas confortable, je puisse me poser quelque part. Les portes sont closes. Je sors une cigarette, histoire de faire le point sur ce que je vais faire après. Je pose ma housse de guitare me servant également de valise contre un mur. Depuis le temps que je l'ai sur les épaules, elle a finit par me paraître lourde. Les yeux dans le vague, l'esprit qui s'est envolé avec le vent. Une chanson me vient en tête...
Puis je me pose la question de la direction dans laquelle partir. A 2h du matin, il serait temps que je trouve quelque chose. A ce moment, un homme au physique ingrat, marche dans la rue d'un pas vif et, en passant à côté de moi, se retourne et me demande une cigarette avec sa voix aux accents russes. Il me demande ce que je fais là. Je lui explique la situation. Plutôt sympathique, il décide de m'offrir un café chez lui. Le froid ayant baissé mes dernières barrières défensives, je le suis en évitant les nombreuses questions.
On rentre dans son immeuble, et comme prévu il m'offre un café. Petite aparté, je déteste le café mais, me poser au chaud une heure, je le voulais réellement. Devant l'ordinateur de son studio, un autre homme bien plus jeune surfe sur internet. Il ne parle pas un mot de français et le sympathique Taxeur de clope, lui demande de faire du café. L'autre s'exécute et le Taxeur en profite pour allumer la télé. Freebox, menu, dossiers, vidéos. Il lance un film au titre écrite en langue nordique, coupe le son, et commence à discuter avec Computer Boy. Ne comprenant rien, je pose la question au Taxeur pour connaître sa nationalité. Il est lituanien et s'est installé en France il y a 9 ans avec sa femme dont il a divorcé il y a un an parce qu'elle couchait avec un de ses amis.
Je vous épargnerai en ne vous racontant pas tous les détails auxquels j'ai eu droit. Retenez simplement qu'il la revoit de temps en temps et qu'ils couchent à trois. Une histoire de cul assez embarrassante, dont je me serai passé, je me porte vers la lucarne lumineuse et ses images normalement attrayante. Je dis bien normalement, parce que pour le coup le scénario du film est réduit à son minimum et le son aurait été mis je serai parti depuis longtemps. Oui c'est un film X.
Mon sang ne fait qu'un tour, je finis le café cul sec, je remercie le type, avec le trajet, et les 10 minutes que j'ai passé en tout et pour tout dans ce studio, il est presque 3h. Je prends ma guitare et je quitte les lieux. Je sors, mais au lieu de descendre pour partir, je monte au dernier étage, et profite quelques instants de la chaleur. Quelques étages plus bas, ça s'agite. Les deux hommes sortent d'un pas rapide en discutant bruyamment. Je crois que j'ai bien fait de monter et de rester au chaud à ce moment.
J'attends donc. Au bout d'une quarantaine de minutes, ils reviennent. La porte claque. Je prends mon temps avant de me décider à partir. Voilà une heure que je suis là-haut, il n'est plus très loin de 4h. Finalement, je me décide à bouger après encore une bonne demi-heure de réflexion. Je prends mes affaires et je pars de nouveau vers la gare, un des seul bâtiment qui je sais, ouvre très tôt. Une fois à l'intérieur, je me pose sur une banquette et je m'endors.
Réveillé par un agent de la SNCF vers 7h, je me meus vers un lieu plus accueillant, type le Mac Donald juste en face, où je me pose un peu pour émerger... (à suivre)
En allant chercher mon père à la gare, j'ai eu le droit à une jolie entorse. La prochaine fois j'essayerai de ne pas être en retard. Mais ce n'est pas le sujet de ce billet.
Bref, ce matin donc je me rend aux urgences. J'y étais à 10h avec des béquilles prêtés, à titre gracieux, par mon parrain. Au bout de 10 minutes d'attente, je propose de faire la lecture aux autres personnes qui attendaient. Il y avait un couple de personnes âgées, un jeune couple, deux italiens je crois et quelques autres malades.
Je commence donc la lecture d'un bouquin de Maxime Chattam que mon accompagnant m'avait gentiment prêté. Au bout de 3 pages, j'ai le vieux qui commence à gueuler sur le fait que ça le dérange. Je m'arrête donc et la jeune femme qui n'avait pas dormi de la nuit et qui grâce à ma douce voix avait enfin pu s'endormir qui se réveille en râlant contre lui. Je profite de ce temps mort pour me tourner vers mon voisin italien également en béquilles pour lui proposer une course dans l'hôpital. Trop sérieux il refuse.
le livre que je lisais
A partir de là, un homme, sûrement bourré, arrive entouré de 3 flics et menotté, en pleurant bruyamment. La scène était assez comique et les flics assez moqueurs.
Après 1h30 d'attente, je précise que personne n'est encore venu me voir, le vieux se lève et commence à insulter le personnel de l'hôpital en disant que c'est inadmissible autant d'attente que sa femme souffre.
En le regardant marché en canard, je pense qu'il a pris du viagra et que, sa femme n'ayant plus les ressources pour l'aider à le satisfaire a dû le soulager à la main, ce qui explique l'entorse. Ma voisine insomniaque penche elle, plutôt pour la foulure du poignet dans le jardin suite à une saillie pour la même raison qui est le viagra pris par son vieux partenaire. Son explication se tenait également et expliquait la tâche sur le pantalon de la femme. La levrette chez les personnes âgées n'est pas de tout repos...
Bref, je commence à tourner en rond et à observer les autres patients. Finalement le couple de personnes âgées est appelé dans le centre de tri (oui c'est comme ça que ça s'appelle). On entend au loin pleurer le bourré menotté, à côté il y a le vieux qui insulte le personnel hospitalier, en gros ça devient la foire. Moi ça me fait rire et je commence à lancer des pari sur le fait que le vieux va se faire embarquer par les flics (ndla : il y a des panneaux partout sur lesquels il est écrit qu'il est interdit de violenter le personnel physiquement ou verbalement).
Au bout de 3h, ras-le-bol d'attendre et du coup je suis parti sans avoir vu le moindre médecin ni avoir eu mes anti-douleurs. Dire que ce soir je fête mon aniv. L'alcool me servira de calmant. En attendant si quelqu'un avait des anti-douleurs, merci de faire signe...
Jupe courte, limite indécente, talons de 5 cm, devant sa glace elle fait les dernières retouches maquillage. Une moue. Elle se regarde d'abord de face, puis de profil. Son portable sonne. C'est un SMS. Elle répond frénétiquement puis, se met sur son ordinateur. MSN, Facebook, et autres messageries instantanées sont ses liens principaux avec ses "amis".
Elle vient de rentrer chez elle, il est 21h. Fatiguée. C'est le mot qui décrit le mieux son état. Puis, elle se me en cuisine. Enfin, elle se fait chauffer de l'eau. Chaque soir est un peu une corvée. Elle se nourrit de manière forcée. Non pas qu'elle n'aime pas cuisiner ou encore manger, c'est manger seule qui la dérange. Elle allume la télé, met les sous-titre, puis allume son ordinateur pour mettre de la musique. Ainsi, elle a l'impression de présence dans son appartement.
Il est 22h, la soirée où elle doit se rendre avant d'aller en boîte a déjà commencé depuis une bonne heure. Mais elle sait qu'arriver trop tôt lui fait perdre de l'importance donc, elle traîne. Elle hésite entre mettre un bandana dans ses cheveux ou ne pas en mettre un. Si elle le met, elle sera comme toutes les filles ce soir, si elle ne le met pas elle sera différente d'elles. Elle opte finalement pour. Une copine vient d'arriver et les discussions sur David, Jonathan, Cyril ou encore Charles vont bon train. Bien entendu, elles ont toutes les deux eu des histoires avec les quatres.
Elle vient de finir son bol de soupe chinoise et grignote maintenant un paquet de gâteaux au chocolat. Elle regarde son portable, il ne l'a ni rappelé, ni donné le moindre signe de vie. Elle repose son portable, sort ses cours et se met au travail. Un seul et unique petit jour de repos par semaine, le dimanche. Elle cumule cours, travail dans un fast-food - job qu'elle hait sincèrement mais qui lui est nécessaire - pour payer, son loyer, ses courses et autres dépenses. Elle pourrait bien entendu et sans grandes négociations avoir de l'aide de la part de sa famille mais elle refuse en décrétant que, se débrouillant seule, elle peut faire ce qu'elle veut.
Elle s'énerve au téléphone, la discussion s'envenime. Sa mère vient de l'avertir qu'elle n'aura pas de nouveau téléphone et, certainement pas un Blackberry. Elle se justifie en lui disant que pour son ancien portable, le iphone, on lui a volé en boîte lors de l'anniversaire d'une copine. Malgré ses protestations, elle n'obtiendra pas gain de causes. Sa soirée ne commence pas très bien, heureusement que son amie est là. Elle lui fait d'ailleurs signe que c'est l'heure d'y aller. Elles partent donc, après un nouveau passage par la salle de bain. Elles montent dans l'ascenseur et s'examinent une fois de plus dans le miroir installé à l'intérieur. Au bout de 5 minutes, appuient sur le bouton RDC.
Il vient de lui envoyer un texto pour savoir si elle sortait ce soir. Elle est obligée de refuser pour ce soir et lui propose un autre soir ce qu'il accepte. Elle raccroche et se remet au travail. Une différence cependant est visible, un sourire illumine son visage. Puis, enfin elle va se coucher, demain sera encore une longue journée.
Il est 4h du matin, elle rentre avec cet homme assez charmant qu'elle a réussi à conquérir. Il était dans son coin au téléphone quand elle a commencé à le séduire. Demain, elle l'aura déjà oublié et il ne représentera qu'un numéro de plus dans son tableau de chasse.
Il se réveille en fin de matinée à côté de cette inconnue. Il part discrètement et regrette déjà ce geste. Il aurait attendu quelques jours de plus, il aurait pu être avec celle qui l'intéressait.