mardi 10 mars 2009

L'habit ne fait pas le moine

L'autoroute. Une station essence. Une ford break bleu foncé s'arrête. Une femme d'une soixantaine d'années descend. Elle porte un manteau de fourrure, la température trop froide lui engourdis ses mains aux veines saillantes. Elle se dirige vers la pompe à essence et commence à remplir le réservoir. Dans le reflet de ses lunettes de marque, les euros défilent. 20, 30, 40, 50... Elle ne regarde pas vraiment les chiffres. Son visage est marqué par les années, ses cheveux ,ne sont plus blond comme lors de sa jeunesse, mais blanc. Ses dents sont pour la plupart fausses, un chapelet autour du cou pour parfaire le portrait. Cependant on la sent encore pétillante de vie. Puis, la pompe se bloque. Le réservoir est plein. Elle remonte dans la voiture et se dirige vers le bâtiment pour régler.

A côté d'elle une forme indistincte. Arrivé devant le magasin. La matriarche et la forme à côté sortent. C'est également une dame, elle a à peu près le même âge, bien qu'il soit impossible de le déterminer précisément. Elles sont toutes les 2 dans une période où il n'y a plus réellement d'importance sur le nombre de printemps passés. L'autre porte un manteau, une écharpe et également des lunettes de marque aux verres teintés. Elles se dirigent vers la caisse, lentement, il n'y a plus lieu de se presser, discutent de choses et d'autres. Puis la caissière les regarde, elle est touchée par ces deux femmes auxquels, un jour, elle ressemblera.




"- Bonjour mesdames, cela fera 85,35 euro."

La petite vieille au manteau de fourrure lui sourit, plonge sa main dans son sac à main, fouille un peu. Son visage se fige dans une grimace. Puis de sa petite voix chevrotante :

"- Mais où est-il ? Je suis pourtant persuadée de l'avoir mis là..."

Les gens qui attendent leur tour la regarde en se disant tout en souriant : un jour je serai pareil.

"- Ah le voilà !"

L'ancienne sort alors un magnum chromé de son sac et gueule de sa voix stridente :

"- Ceci est un hold-up ! Personne ne bouge ! Les mains en l'air ! Ne bouge pas toi derrière la caisse, sinon je te plombe comme un lapin !"

Son acolyte commence à ramasser les portefeuilles pendant que l'autre dévalise la caisse. Tout le monde est sous le choc. Avant que la police arrive, les deux vieilles ont tout pris, le large aussi. Essayez en plus de faire croire que c'est 2 vieilles qui vous ont agressés. Pire, les portraits robots : 2 femmes âgées, avec des rides des lunettes, et des cheveux blancs dans un break bleu foncé. La plaque d'immatriculation ? Fausse. On est bien avancé.



Ceci est une histoire fictive, toute ressemblance avec des personnes seraient fortuites

7 commentaires:

  1. Eh bien ... t'es bourré d'imagination en ce moment !!! A moins que tu lises trop la rubrique faits divers :p

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  2. Une critique sur le fond:

    L'illustration montre deux femmes qui sont beaucoup plus âgées que les héroïnes. Regarde autour de toi les femmes de soixante ans: ton portrait est-il crédible, plausible ?

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  3. Oh zut ! j'aurais aimé que l'histoire soit vraie ! au fait je t'ai taggué dimanche ! (retour à l'envoyeur)

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  4. @ Mam'Julie : En fait je m'inspire des faits divers et de ce quise passe autour de moi. En mélangeant les 2, ça donne ça... Enfin n'importe quoi ...

    @ Aude : Pour une fois qu'on dit pas qu'il n'y a plus de jeunesse ;)

    @ Suzanne : Quand je vois ma mère-grand de 75 ans... Oui

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  5. Les vieux, plus aucun respect. Voilà ce qui arrive avec les petites retraites. Et dans l'histoire, non seulement elles braquent le magasin, mais en plus elles auront fait le plein !

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  6. Pas grave pk l'hisoire n'est pas vraie? Bye

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