samedi 5 décembre 2009

Journal de bord - Strasbourg (part.1)

Journal de bord du capitaine Képala. Premier jour. Le navire s'est échoué dans le nord-est de la France. La moitié des marins sont morts et l'autre subsiste comme elle peut... Oui, bon, ça va, je vais raconter la véritable histoire, on se calme. Commençons donc par le début, le train.

Je m'installe, c'est parti pour 2h et quelques de trajet. Heureusement, j'ai un voisin jeune, et sympathique et on commence à échanger. On parle musique, informatique, aucune discussion vraiment prenante, ce qui n'empêche pas le tout d'être agréable. Puis, arrivée à la gare, les amis qui sont sensés venir le chercher sont en retard. Je me propose donc de lui tenir compagnie le temps qu'ils arrivent et, nous nous dirigeons vers un bar. Le temps passe et, au bout d'une heure ses amis débarquent. Il n'avait pas l'air commode, je les laisse s'en aller, sans me poser la question de savoir si je peux dormir chez eux, la réponse est évidemment négative.



Ville inconnue, seul, le froid qui m'enveloppe et aucune idée de là où je vais pouvoir passer la nuit. Je commence donc par me balader tranquillement sur l'avenue, le coeur ouvert à l'inconnu, j'avais envie de dire bonjour à... heu... désolé, je m'égare. Après 1h d'errance, je me met en quête d'un endroit où dormir en commençant par les hôtels. Saleté de marché de noël, sa renommée est si grande qu'ils sont tous complets. Je reviens plus ou moins sur mes pas pour retourner à la gare afin de pouvoir, quitte à ce que ce ne soit pas confortable, je puisse me poser quelque part. Les portes sont closes. Je sors une cigarette, histoire de faire le point sur ce que je vais faire après. Je pose ma housse de guitare me servant également de valise contre un mur. Depuis le temps que je l'ai sur les épaules, elle a finit par me paraître lourde. Les yeux dans le vague, l'esprit qui s'est envolé avec le vent. Une chanson me vient en tête...



Puis je me pose la question de la direction dans laquelle partir. A 2h du matin, il serait temps que je trouve quelque chose. A ce moment, un homme au physique ingrat, marche dans la rue d'un pas vif et, en passant à côté de moi, se retourne et me demande une cigarette avec sa voix aux accents russes. Il me demande ce que je fais là. Je lui explique la situation. Plutôt sympathique, il décide de m'offrir un café chez lui. Le froid ayant baissé mes dernières barrières défensives, je le suis en évitant les nombreuses questions.

On rentre dans son immeuble, et comme prévu il m'offre un café. Petite aparté, je déteste le café mais, me poser au chaud une heure, je le voulais réellement. Devant l'ordinateur de son studio, un autre homme bien plus jeune surfe sur internet. Il ne parle pas un mot de français et le sympathique Taxeur de clope, lui demande de faire du café. L'autre s'exécute et le Taxeur en profite pour allumer la télé. Freebox, menu, dossiers, vidéos. Il lance un film au titre écrite en langue nordique, coupe le son, et commence à discuter avec Computer Boy. Ne comprenant rien, je pose la question au Taxeur pour connaître sa nationalité. Il est lituanien et s'est installé en France il y a 9 ans avec sa femme dont il a divorcé il y a un an parce qu'elle couchait avec un de ses amis.



Je vous épargnerai en ne vous racontant pas tous les détails auxquels j'ai eu droit. Retenez simplement qu'il la revoit de temps en temps et qu'ils couchent à trois. Une histoire de cul assez embarrassante, dont je me serai passé, je me porte vers la lucarne lumineuse et ses images normalement attrayante. Je dis bien normalement, parce que pour le coup le scénario du film est réduit à son minimum et le son aurait été mis je serai parti depuis longtemps. Oui c'est un film X.



Mon sang ne fait qu'un tour, je finis le café cul sec, je remercie le type, avec le trajet, et les 10 minutes que j'ai passé en tout et pour tout dans ce studio, il est presque 3h. Je prends ma guitare et je quitte les lieux. Je sors, mais au lieu de descendre pour partir, je monte au dernier étage, et profite quelques instants de la chaleur. Quelques étages plus bas, ça s'agite. Les deux hommes sortent d'un pas rapide en discutant bruyamment. Je crois que j'ai bien fait de monter et de rester au chaud à ce moment.

J'attends donc. Au bout d'une quarantaine de minutes, ils reviennent. La porte claque. Je prends mon temps avant de me décider à partir. Voilà une heure que je suis là-haut, il n'est plus très loin de 4h. Finalement, je me décide à bouger après encore une bonne demi-heure de réflexion. Je prends mes affaires et je pars de nouveau vers la gare, un des seul bâtiment qui je sais, ouvre très tôt. Une fois à l'intérieur, je me pose sur une banquette et je m'endors.

Réveillé par un agent de la SNCF vers 7h, je me meus vers un lieu plus accueillant, type le Mac Donald juste en face, où je me pose un peu pour émerger... (à suivre)

2 commentaires:

  1. ... Strasbourg en Décembre la nuit ... des solutions: passer une heure dans un commissariat, une autre dans un hall d'hôpital,... et il n'y a pas de pub qui ferme au lever du jour ?

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